« http://www.jardiner-ses-possibles.org »

Avec Sophie Mandelbaum je propose  une semaine de la combativité pendant les vacances (du 4 au 11 août 2012) à l’Espace Jardiner ses possibles en Charentes Maritimes, au bord de la mer, à Meschers 17132 (05 46 02 76 79).

J’y ferai un atelier d’écriture sur le thème de la résistance selon la méthode Calmis.

Écrire sur notre résistance est une façon d’explorer notre combativité et notre relation aux autres durant cette expérience créatrice.

Pour permettre à chacun de développer son rapport à sa résistance par l’écriture.

L’atelier d’écriture est structuré autour d’une méditation collective sur une question qui sera différente chaque jour, suivie de l’écriture des ressentis durant la méditation. Faire silence en soi tout en s’appuyant sur l’énergie du groupe nous ouvre à une parole poétique ancrée sur l’expérience du silence. Il s’agit de faire taire les voix extérieures pour écouter sa petite voix intérieure.

Par l’écriture nous prenons contact avec un état d’être bien particulier. Un état de concentration, de plénitude, qui peut contribuer à un équilibre énergétique grâce à la parole et au mot juste. Écrire sur notre résistance est une façon d’explorer notre combativité et notre relation aux autres durant cette expérience créatrice. Elle soulage. Apaise. Élève.

http://www.cairn.info/revue-l-homme-et-la-societe-2011-1-p-99.htm

mon article vient de sortir dans la revue « L’homme et la société », numéro spécial sur Beauvoir et la psychanalyse.

Résumé

Le lendemain de la manifestation du 20 novembre 1971 organisée par le MLF pour la libre maternité, Simone de Beauvoir fait un rêve « très différent des autres ». Et pour cause ! C’est une histoire de « fille stupide » qui habite dans un palais, d’un homme barbu, d’un plat rempli d’œufs crus sortis de leur coquille et d’une fourchette menaçant les « embryons ». Ce rêve en écho à la manifestation pour l’avortement libre manifeste-t-il un retour du refoulé d’une autre histoire d’œufs survenue quelque vingt ans plus tôt ? En reliant le récit du rêve à certaines lettres échangées avec Nelson Algren en 1948, où il est question d’œuf cassé, et même « tué », nous nous demanderons si Beauvoir n’est pas confrontée ici aux traces d’un possible avortement qu’elle aurait fait à Mexico en compagnie d’Algren.

« A “ Very Different of the Others ” Simone de Beauvoir’s Dream »
The day after the demonstration held the 20th of november 1971 by the MLF to claim the free maternity, Simone de Beauvoir has a very different dream of the others she is used to have. Indeed. It is a story of a « stupid girl » living in a palace, a bearded man, a dish of uncooked eggs out of their shell and a fork threatening the « embryos ». In relation with the demonstration to claim the free abortion, does this dream indicate the return of the repressed of a twenty ago story of eggs ? In 1948, some of the letters between Simone de Beauvoir and Nelson Algren refer to a broken egg, even to a « killed » egg. One may well wonder if Beauvoir is not confronted with a possible abortion she could have in Mexico in company of Algren.

PRIX SIMONE de BEAUVOIR 2012 pour la liberté des femmes à L’ASSOCIATION TUNISIENNE DES FEMMES DEMOCRATES.

L'Association Tunisienne des Femmes démocrates reçoit le Prix Simone de Beauvoir 2012

Anne-Marie Wimmer, Code : Mado, Enquête. Mais qui donc est Laure Diebold-Mutschler ? Préface de Vladimir Trouplin conservateur du musée de l’Ordre de la Libération, Ponte Vecchio éditions, 2011. 261 p., 21 €. ISBN 978-2-917909-041.

Comme l’indique le sous-titre, ce livre n’est pas une biographie, mais une enquête sur la disparition de la mémoire collective d’une grande résistante, une des six femmes Compagnons de la Libération, Laure Diebold-Mutschler. Engagée dès 1940 dans la Résistance, à l’âge de vingt cinq ans, elle est notamment agent de liaison du réseau Mithridate avant de d’entrer à Lyon dans les Forces Françaises libres et de devenir la secrétaire de Jean Moulin. Elle sera arrêtée le 24 septembre 1943 à Paris, au bureau du Secrétariat de la Délégation générale avec huit autres personnes, dont son mari, déportée en Allemagne d’où elle rentrera ainsi que son mari en 1945.

Anne-Marie Wimmer l’a découverte en faisant une enquête sur sa ville natale de Erstein, en Alsace, où elle sont nées toutes les deux. En reconstituant sa vie et au fur et à mesure de l’enquête, Anne-Marie Wimmer découvre que la petite résistante « Mado » qu’évoque incidemment Daniel Cordier dans son livre « Caracalla », eut à Lyon, un rôle bien plus important qu’il ne le dit. Engagée officiellement au Réseau Délégation Générale dès le 1er septembre 1942, en qualité de secrétaire-dactylo de Jean Moulin, elle était donc dépositaire de tous les secrets puisque c’était elle qui codait, décodait et tapait à la machine les courriers que « Rex » transmettait au BCRA de Londres. Elle était donc un élément clé de l’action de Moulin dans la réunification de la résistance. Elle sera d’ailleurs nommée Compagnon de la Libération dès le 20 novembre 1944, alors qu’elle était toujours déportée au Kommando de Taucha, près de Leipzig.

Ce livre passionné et vagabond s’interroge sur les causes d’une occultation incompréhensible, au regard des états de service de Laure Diebold-Mutschler. Pourquoi n’a t-elle pas intéressé les historiens ? Pourquoi Cordier minore t-il son rôle ? Pourquoi n’a t-elle rien écrit à son retour de déportation, et finalement, qui avait intérêt à occulter son rôle ? Les circonstances de son arrestation n’ont pas vraiment été élucidées et il est probable que tout n’a pas été dit sur ce qu’on appelle « l’affaire du 129 rue de la Pompe », à commencer par Cordier lui-même qui termine Caracalla sur l’arrestation de Moulin en juin 1943. Il ne parle pas de ce qu’il a fait après. Si cette enquête nous laisse sur notre faim, ne doutons pas qu’Anne-Marie Zimmer va poursuivre ses recherches sur une résistante dont le rôle fut si important et qui peut beaucoup nous apprendre sur l’engagement des femmes dans la France combattante et leur participation aux plus hautes instances de la Résistance.

Marie-Josèphe Bonnet -

PS du 15-12-2011: Depuis la publication du livre, j’ai trouvé aux Archives nationales cette « Note » de Bouchinet-Serruelles (qui a succédé à Moulin après son arrestation)  sur « L’affaire de la rue de la Pompe » adressée à Henri Michel, 31 mars 1976 (Archives Nationales)

« Rue de la Pompe, ils (les Allemands venus arrêter les membres de la Délégation) trouvent les bureaux du secrétariat de la Délégation et arrêtent Pierre Péry, Mme Laure Diebold (dite Mado) et son mari. Mado est ma secrétaire après avoir été celle de Jean Moulin ». p. 2

- A GRENOBLE, vendredi 25 novembre, 19 h, conférence  sur Violette Morris au local de CIGALE, 8 rue Sergent Bobillot, Grenoble, à 19h30, à l’invitation des Voies d’Elles, association des lesbiennes de Grenoble, même adresse, 04/76/85/20/64, entrée libre, soirée en mixité. Bienvenue à tous.

- SALON DU LIVRE d’HISTOIRE de VERDUN, le SAMEDI 5 novembre 2011 et dimanche 6 au centre mondial de la paix, signature de mes trois derniers livres. (voir photo ci-contre)

Conférence à l’Association  BICAUSE: Lundi 11 octobre à 20h au Centre LGBT de Paris – Violette Morris, histoire d’une scandaleuse – ouvert à tous:

- Salon de Livarot, samedi 15 et dimanche 16 octobre

 

Interview à la radio et télévision belge française RTBF en août 2011.

A l’occasion de la sortie de « VIOLETTE MORRIS, histoire d’une scandaleuses, Ed. Perrin, 2011.
NOUVELLE RECHERCHES sur VIOLETTE MORRIS à partir des archives (BCRA, police, Archives nationales et départementales, Rouen, Caen)

- Le Monde des livres, page histoire des femmes, 17 juin 2011.
Le monde supplément des livres 16 juin 2011

- France culture, « La Fabrique de l’Histoire« , jeudi 9 juin: « Travestissement » de femme en homme 3/3.
Pour écouter:
www.franceculture.com/blog-au-fil-des-ondes-2011-03-23-a-ecouter-du-samedi-9-au-vendredi-15-avril-respect-un-nouveau-contr

- article de Yannick Ripa dans « Libération » 26 mai 2011: « Violette Morris Hors la loi du genre »

www.liberation.fr/livres/01012339596-violette-morris-hors-la-loi-du-genre

- SALON DU LIVRE D’HISTOIRE de SAINTE-MERE-EGLISE (50) dans la Manche. le samedi 28 et dimanche 29 mai.
Conférence dimanche, 15h, à la médiathèque, sur Violette Morris.

- Mercredi 11 mai, à 19h, LIBRAIRIE VIOLET & CO, 102 rue de Charonne, 75011 Paris.

- SALON DU LIVRE DE CAEN, dimanche 15 mai, l’après midi, au stand du Mémorial de Caen.

Plus de 75 personnes sont venues à la Conférence-Débat
à Beuzeville, le samedi 16 avril, à 16 h.
Salle du Conseil de la MAIRIE de BEUZEVILLE (27210).

Appel à témoignages

sur les fusillés de la Maison d’arrêt de Caen du

6 juin 1944

Le nombre exact des fusillés de la Maison d’arrêt de Caen, le 6 juin 1944, et la destination finale de leur corps demeurent inconnus à ce jour.

En ma qualité d’historienne, j’entreprends une nouvelle étude complète au sujet de cette affaire à partir des sources d’archives et des témoignages.

Il m’importe d’établir avec toute la rigueur historique que requiert, à la fois, la nature de l’évènement ainsi que le respect et les attentes des familles : les faits exacts,  les motifs et les subordinations de ceux qui ont agi, les raisons du choix des victimes parmi lesquelles ne se trouvaient pas que des personnes ayant eu un rôle important dans la Résistance, et de tenter, peut-être de progresser dans la recherche des corps.

Les dossiers d’archives que j’ai déjà consultés contiennent des éléments importants sur cette affaire, mais les informations qui permettraient de conclure, manquent, au final. Les enquêtes d’initiatives variées qui ont été menées à différentes époques et les rapports qui ont été déposés méritent une nouvelle exploitation.

Enfin, j’invite toute personne qui  le souhaite, à me faire parvenir son témoignage. Un simple détail pour vous, peut être un élément clé dans la quête de l’historien qui met en perspective et croise les informations des différentes sources qu’il exploite.

Si des familles en exprimaient le désir, il serait possible d’organiser également une rencontre  à Caen.

Marie-Josèphe Bonnet, Docteur en Histoire, auteur également de Violette Morris, Histoire d’une scandaleuse, Ed. Perrin, 2011.

Honfleur, un soir d'été avec Sagan
Soir d’été à Honfleur, dans la lumière du soleil couchant, tout près de la mer et de l’estuaire de la Seine, Sagan nous salue, « avec son meilleur souvenir ».
(photo prise par Danielle Boiteau…)

En prolongement de ma conférence à la Médiathèque André Malraux, « l’Éveil de Lisieux » publie cet été, chaque mercredi un article sur la résistance à Lisieux et dans le pays d’Auge, jusqu’au 30 aout.

Lisieux-Liberté 10 juin 1948

Anne Rivière dans l'exposition au Musée des Années Trente

Pour la première fois en France, 77 sculptures d’artistes femmes ayant vécu en France sont exposées au musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt.
Sur la photo, Anne Rivière, commissaire scientifique, dans la salle d’exposition, photographiée par Marie-Jo Bonnet entre Jane Poupelet (à droite) et Annie Höfken-Hempel. À gauche, Marie Bashkirtseff. En arrière plan,Germaine Oury-Desruelles.
entree de l'exposition: de g. à d.: Hélène Bertaux, Alicia Penalba, Brigitte Terziev

conference violette morris16-4-2011 Beuzeville
Plus de 75 personnes sont venues samedi dernier à la salle du conseil de la Mairie de Beuzeville pour ma conférence sur Violette Morris. Du jamais vu à plus d’un titre puisque c’est la première fois qu’un tel sujet était débattu en public, avec des personnes qui avaient croisé Violette Morris, et dans la ville même où habitaient les Bailleul, tués par le maquis Surcouf.
Autant dire que l’opération était risquée…
Mais.. M. Le maire, Jean-Pierre Flambard, a présenté la réunion suivi de Samuel Grente, l’organisateur de la rencontre…
et, j’avais apporté des documents d’archives…
Il était évident que les gens voulaient entendre une autre version des faits, en discuter, échanger, se faire leur propre opinion, et en
discuter avec une historienne après avoir écouté mon exposé dans un silence attentif.
La rencontre a duré plus de deux heures 30.
Les enfants Bailleul (tués dans l’attentat) ont été définitivement lavés de l’accusation d’avoir dénoncé leur professeur à Honfleur
(accusation « justifiant » leur mort) ainsi que la famille Bailleul, victime de projections haineuses, comme il arrive souvent en temps de
guerre.
Des questions ont été soulevées comme celle-ci: Pourquoi n’a -t-on pas attendu de juger Violette Morris?
Est-ce qu’elle dérangeait ?
Est-ce Violette Morris qui était visée dans l’attentat ou les Bailleul, etc.

Personnellement, je trouve que cette rencontre a été très importante, notamment pour commencer à échanger autour de l’inévitable culpabilité collective liée à ce type d’événement.
car si le maquis Surcouf a assumé la responsabilité collective de « l’exécution » des six personnes, refusant de dire qui avait tiré, la « faute » due à l’erreur de jugement sur la dangerosité des personnes tuées n’a pas été levée…
C’est donc à un travail de libération collective, par le biais de la confrontation aux archives, de la recherche de la vérité et de la parole, que nous avons tous procédé au cours de cette rencontre très passionnante.

J’ai le plaisir de vous faire partager la préface que j’avais écrite en 2008 pour le livre
« Les filles ont la peau douce« , de Axelle Stéphane, préface qui disparut (à mon corps défendant) lors de la deuxième édition.
La voilà devenue très actuelle….

Une nouvelle éducation sentimentale pour L

Pour qui douterait de l’utilité d’un Guide pour L, il n’est qu’a se souvenir de l’exposition « Le Zizi sexuel » , destinée aux adolescents et pré-adolescents et qui était censé les éduquer sur « l’amour et la sexualité ». Les présupposés « phallocentriques » d’un tel projet sont assez explicites, hélas, encore aujourd’hui, pour que nous lisions avec un intérêt redoublé le Guide pour L d’Axelle Stéphane. Et d’ailleurs, l’auteur ne s’en cache pas : c’est parce qu’il n’existait pas ce genre de livre dont elle aurait eu tant besoin dans son adolescence, qu’elle l’a écrit. Je pourrais en dire autant des miens, comme toutes celles et ceux qui écrivent sur ce sujet… occulté.
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