juil 242015
 

Bonjour
mon compte gmail a été piraté le 7 juillet dernier. Cela veut dire que je n’ai plus du tout accès à mon compte depuis cette date. Car je n’ai pas encore pu le récupérer.
Surtout ne pas répondre aux demandes d’aide à la suite d’une agression à l’étranger…
Surtout, me téléphoner si vous avez un doute.
Vous pouvez me contacter par mail à l’adresse de ce blog… merci
après un mois et demi, j’ai eu la réponse de l’équipe gmail disant que mon compte a été désactivé…

juil 032015
 

dévoilement de la plaque Jeudi 2 juillet 2015, j’ai eu la joie d’assister au dévoilement de la plaque dédiée à Eugénie Malika Djendi, opératrice radio, exécutée à Ravensbrück le 18 janvier 1945 sur ordre de Berlin. Elle se trouve dans le Jardin André Citroën (15e arrondissement, métro Balard) qui porte désormais son nom.
Merci à Jean-Georges Jaillot-Combelas d’avoir été l’artisan inspiré de cette reconnaissance (bien tardive) de l’engagement des femmes dans les combats contre le nazisme.
Sur la photo: à gauche, soutenue par la nouvelle génération des opératrices radio, Anise Postel-Vinay. En face, tenant les cordon Marie-Jo Chombart de Lauwe, Michèle Agniel. Derrière avec les moustaches blanches Jean-Georges Jaillot-Combelas.Près du drapeau, Catherine Vieu-Charier.
plaque eugénie djendi
Sous-Lieutenante Eugénie-Malika DJENDI 1923-1945
« Merlinette »
Opératrice radio du Corps Féminin de Transmission d’Afrique du Nord
Parachutée par les Services spéciaux d’Alger
Résistante, Déportée
Exécutée à Ravensbrück

juin 212015
 

p10 du 18 juin 2015
Il se passe quelque chose de très grave actuellement pour notre civilisation, c’est l’éclatement, et l’on pourrait presque dire la négation de la maternité.
Progressivement, la GPA fait son chemin dans notre pays, rognant progressivement les principes au nom desquels le droit français a refusé de légaliser la maternité de substitution.
Le droit français s’apprête à faire quelque chose d’impensable il y a quelques années : reconnaître la filiation spermatique pure et simple.
Le 13 mai dernier, le tribunal de grande instance (TGI) de Nantes a donné raison aux familles de trois enfants nés par contrat de mère porteuse à l’étranger (en Ukraine, en Inde et aux États-Unis). Il accepte de les inscrire sur les registres d’état civil français en application de « l’arrêt » de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) rendu en juin 2014. Ce qui pose déjà un problème démocratique, comme le dénonce aujourd’hui une partie des juristes, puisque, en principe, c’est le Parlement qui vote les lois dont veut une société, ce ne sont pas des juges réunis en Cour Européenne des Droits de l’Homme qui doivent trancher les débats nationaux. Continue reading »

mai 202015
 

« Si c’est une femme », article de Daoud Boughezala sur « Plus forte que la mort » Ed. Ouest-France

http://www.causeur.fr/genevieve-gaulle-germaine-tillion-bonnet-32962.html

L’exposition Lutetia 1945, le retour des déportés, comprend un panneau spécial dédié aux deux résistantes déportées à Ravensbrück.

Exposition Lutetia 1945- Panneau sur Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle

Exposition Lutetia 1945- Panneau sur Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle

mai 202015
 

jeudi 21 mai à 14h30

pour présenter mon livre « PLUS FORTE QUE LA MORT – Survivre grâce à l’amitié dans les camps » (Ed. Ouest France 2014).

En se basant sur les témoignages de survivantes, Marie-Jo Bonnet dresse le portrait de l’amitié féminine qui unit les femmes dans les camps nazis et leur permit de supporter la vie quotidienne et de survivre. Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Odette Abadi, Simone Veil, Margarete Buber-Neumann, Odette Fabius, Marie-Jo Chombart de Lauwe, toutes les déportés témoignent de l’importance de l’amitié comme vecteur de survie que ce soit à Ravensbrûck, Auchwitz-Birkenau ou dans les commandos de travail forçé.

Sur réservation
au 01 40 64 39 44/52 ou par mail auprès de cecile.cousseau@paris.fr

mar 262015
 

Lutetia, 1945 – Le retour des déportés

Exposition réalisée par la délégation de Paris des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. (AFMD 75)

Commissaire : Marie-Josèphe Bonnet, Présidente de l’AFMD 75 de 2013 à 2015

Coordinatrice : Catherine Breton Présidente de l’AFMD 75

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Visite guidée de l’exposition le jeudi 15 avril au square Boucicaut…

par MJ Bonnet

Conférence à la mairie du Xe arrondissement, vendredi 24 avril à 17h.

Discours d’inauguration de l’exposition à la Mairie du Xe arrondissement, le 23 avril 2015 par la commissaire

Monsieur le Maire, Mme la présidente, Mesdames et messieurs, je vous remercie d’être venus inaugurer la première exposition historique sur l’accueil des déportés à l’Hôtel Lutetia au printemps 1945.

C’est un événement important de notre histoire à plus d’un titre.

D’abord parce que c’est le retour à la vie des survivants de la déportation. Comme le dira Gisèle Guillemot, « Notre deuxième vie a commencé là, dans ce lieu. Quand nous y sommes rentrés, nous n’étions que des matricules ; nous en sortions redevenus des citoyens. »

L’accueil à l’hôtel Lutetia a été mis en place sous l’égide du ministère des Prisonniers de guerre, des Déportés et des rapatriés, dirigé par Henri Frenay, avec une équipe entièrement issue de la résistance, comme André Weil, Marcelle Bidault, le docteur Gallet, nommé médecin chef dès son retour de Buchenwald, ou Sabine Zlatin, appelée la Dame d’Izieu, à laquelle se sont associés de nombreuses associations et bénévoles.

Ce fut un lieu spécial, réservé aux Déportés, « Le palace des bagnards d’honneur » comme l’appellera un journaliste du journal Libres, organisé dans l’urgence, sous la pression du retour de près de 15.000 déportés qui seront accueillis dans cet immense hôtel pendant quatre mois, du 26 avril 1945 à la fin du mois d’août.

Nous aurions aimé commémorer cet événement dans l’hôtel Lutetia lui-même mais cela n’a pas été possible car l’hôtel est en travaux. C’est pourquoi, je remercie spécialement Monsieur le maire de nous avoir ouvert les portes de la mairie du Xe arrondissement, si proche de la gare de l’est, pour nous souvenir de cet événement qui fut un choc pour nos aînés.

Parce que c’est au Lutetia qu’ils ont pris conscience de l’ampleur de la tragédie de la déportation. Ampleur par le nombre « d’absents » qui ne reviendront pas, ampleur de l’extermination des Juifs et ampleur de la déshumanisation mise en oeuvre par les nazis.

Le bilan est terrible. 166000 déportés de France, parmi lesquels 76000 Juifs dont 11000 enfants.

48000 d’entre eux sont rapatriés en France, dont 3000 Juifs. D’après les estimations de l’historien Arnaud Boulligny, un tiers va passer par le Lutetia.

Le choc est terrible. Pour tout le monde. Continue reading »

mar 042015
 

ARTISTES FEMMES, À LA FORCE DU PINCEAU
INÉDIT
DOCUMENTAIRE de MANUELLE BLANC
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, EX NIHILO ( 2014, 52 MIN)

Voir un extrait ICI

Diffusion pendant 7 jours sur le site d’Arte:  ICI

À l’heure où les artistes femmes occupent une place de plus en plus importante dans le milieu de l’art, une lecture au féminin de l’histoire de l’art nous montre que, même entravées par la société, même ignorées par les historiens, d’importantes figures féminines ont pu émerger.

conseiller historique, Marie-Josèphe Bonnet

 

Avec:

François Coulon
Conservateur, musée des Beaux-Arts, Rennes
Anne Lafon
Maîtresse de conférences, Institut national d’histoire de l’art
Marie-Josèphe Bonnet
Historienne d’Art, écrivaine
Charlotte Foucher Zarmanian
Docteure en histoire de l’art

jan 302015
 

 

A la librairie Ombres blanches, de Toulouse, vendredi 27 mars 2015

Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Odette Abadi, Simone Veil, Margarete Buber-Neumann, Odette Fabius, Marie-Jo Chombart de Lauwn, toutes les déportées témoignent de l’importance de l’amitié comme vecteur de survie, que ce soit à Ravensbrück, Auschwitz-Birkenau ou dans les commandos de travail forcé.

« On ne pouvait pas vivre seules », disent-elles et nous découvrons dans ce livre comment elles ont pu s’appuyer sur une amie, une sœur, une mère, une religieuse, un groupe de résistantes patriotes, ou une inconnue dont un geste d’affection a pu les sauver du naufrage.

Plus forte que la mort – Ed. Ouest-France

Acte de résistance à la deshumanisation, l’amitié est aussi l’expression d’une expérience nouvelle de sororité/fraternité, qui tisse un lieu social « plus profond » que celui qu’elles connaissent à travers la solidarité familiale, politique, voire la sexualité. Par delà les clivages sociaux qui subsistent, de manière parfois choquante entre les déportées de nationalités différentes ou entre triangles rouges françaises et triangles noirs allemandes,  « politiques » et « asociales », par delà l’extrême misère générée par la violence nazie, l’amitié demeure cette force de vie humaine et sociale qui les sort de leur statut de victime.

www.leveildelisieux.fr leveildelisieux.fr

Marie-Josèphe Bonnet est docteur en histoire, historienne d’art, écrivaine et conférencière. Elle a soutenu la première thèse d’histoire des femmes sur « Les relations amoureuses entre les femmes du XVI au XXe siècle » à l’université de Paris VII, plusieurs fois rééditée. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles sur l’émancipation des femmes, l’art, la Résistance et l’Occupation.

Présidente de la Délégation de Paris des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD) de 2013 à 2015, elle est commissaire de l’exposition « Lutetia 1945, le retour des déportés ».

jan 072015
 

http://www.emma.de/artikel/homo-ehe-spiessig-oder-revolutionaer-318187

http://www.emma.de/

Torpediert die Ehe den Kampf von Frauen- und Homobewegung um neue Lebensmodelle? Oder ist sie ein Generalangriff auf das Patriarchat? Ein Pro und Contra. Für Marie-Jo Bonnet (Foto re), 65, Pariser Feministin ist die Homo-Ehe ein « falscher Fortschritt ». EMMA-Redakteurin Chantal Louis, 45, hält gegen.

In Frankreich gibt es sie seit Mai 2013: die „Ehe für alle“. Homosexuelle Frauen und Männer dürfen, genau wie Heterosexuelle, heiraten und Kinder adoptieren. Das Land war und ist gespalten in der Frage. Hunderttausende gingen gegen – und für – „la mariage pour tous“ auf die Straße. In Deutschland hat sich noch keine Regierung dazu durchringen können, die „richtige“ Ehe auch für gleichgeschlechtliche Paare zu öffnen. Aber es gibt die Möglichkeit der „Verpartnerung“, die rechtlich der Ehe (fast) gleichgestellt ist.

Marie-Jo Bonnet hat in den 70er Jahren im MLF (Mouvement de Libération des Femmes) dafür gekämpft, dass Frauen auch ohne Ehemann und Kinder gesellschaftlich als vollwertige Bürgerinnen anerkannt sind. Gemeinsam mit der „Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire“ marschierte sie als „guine rouge“ (rote Lesbe) unter dem Banner: „Nieder mit der Diktatur des Normalen!“   …

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