Catégorie : Conférences

  • Appel à témoignages sur les fusillés de la prison de Caen

    Appel à témoignages

    sur les fusillés de la Maison d’arrêt de Caen du

    6 juin 1944

    Le nombre exact des fusillés de la Maison d’arrêt de Caen, le 6 juin 1944, et la destination finale de leur corps demeurent inconnus à ce jour.

    En ma qualité d’historienne, j’entreprends une nouvelle étude complète au sujet de cette affaire à partir des sources d’archives et des témoignages.

    Il m’importe d’établir avec toute la rigueur historique que requiert, à la fois, la nature de l’évènement ainsi que le respect et les attentes des familles : les faits exacts,  les motifs et les subordinations de ceux qui ont agi, les raisons du choix des victimes parmi lesquelles ne se trouvaient pas que des personnes ayant eu un rôle important dans la Résistance, et de tenter, peut-être de progresser dans la recherche des corps.

    Les dossiers d’archives que j’ai déjà consultés contiennent des éléments importants sur cette affaire, mais les informations qui permettraient de conclure, manquent, au final. Les enquêtes d’initiatives variées qui ont été menées à différentes époques et les rapports qui ont été déposés méritent une nouvelle exploitation.

    Enfin, j’invite toute personne qui  le souhaite, à me faire parvenir son témoignage. Un simple détail pour vous, peut être un élément clé dans la quête de l’historien qui met en perspective et croise les informations des différentes sources qu’il exploite.

    Si des familles en exprimaient le désir, il serait possible d’organiser également une rencontre  à Caen.

    Marie-Josèphe Bonnet, Docteur en Histoire, auteur également de Violette Morris, Histoire d’une scandaleuse, Ed. Perrin, 2011.

  • SOUVENIRS de GUERRE 1914-1918 de André LETAC

    André LETAC, Souvenirs de guerre 1914-1918

    A l’occasion de la sortie du livre, une rencontre-dédicace aura lieu

    – Librairie LA PLUME AU VENT, le samedi 27 novembre de 10h30 à 12h30, avenue Victor Hugo à LISIEUX (14100)

    – Salon du livre de BEUZEVILLE le dimanche 28 novembre toute la journée.

    « Je veux tout simplement raconter ce que j’ai vu, subi, enduré », écrivait André Letac dans l’introduction de ses souvenirs de la guerre de 1914-1918. Ce qui aurait pu être un simple témoignage sur la vie des poilus, devient sous sa plume un récit d’une force poétique étonnante, où se mêle le regard quasi expert du combattant de première ligne, les impressions d’un artiste touché par la beauté du « spectacle de la guerre », et l’indignation d’un patriote devant les souffrances endurées par les « pauvres poilus ».
    Originaire du Pays d’Auge, André Letac avait 24 ans lors de la mobilisation générale et venait de se marier. Il participa aux batailles de Charleroi, Guise, la Somme, l’Artois et Verdun, où il est fait prisonnier en juin 1916. Interné à la citadelle de Mayence puis au camp de Strassburg Westpreussen, il nous livre alors un récit de la vie de prisonnier en Allemagne d’une singulière acuité. Un seul regret, qu’il ait tenu secret ses cahiers que son épouse découvrira dans son bureau, au fond de son armoire normande, à sa mort en 1957. Voilà un grand texte sur la Première Guerre Mondiale qui révèle un véritable talent d’écrivain.

    L'Éveil du 30-11-2010 au salon du livre de Beuzeville

  • Colloque 40 ans du MLF-communication « Révolution/réformisme homosexuel…. »

    Catherine Gonnard, Marie-Jo Bonnet, Odile Debloos
    Catherine Gonnard, Marie-Jo Bonnet, Odile Debloos

    samedi 23 octobre à l’Hôtel de ville- Photo C. Deudon

    COLLOQUE organisé par la COORDINATION LESBIENNE EN FRANCE, « MOUVEMENT des LESBIENNES, Lesbiennes en MOUVEMENT

    Communication: « Révolution et/ou réformisme homosexuel dans les années 1970 ».

    « J’aimerai dire en introduction que l’homosexualité a été le moteur du MLF. Homosexualité symbolique et réelle. Sans les lesbiennes, il n’y aurait pas eu de MLF aussi subversif et sans le MLF, il n’y aurait pas eu l’émergence d’un mouvement homosexuel révolutionnaire. C’est-à-dire en rupture avec le réformisme homophile de l’association Arcadie. Enfin, je dirai que le MLF a été pour moi le lieu d’une renaissance. C’est là où je me suis acceptée comme femme, où je suis devenue fière d’être un femme rebelle unie à d’autres femmes rebelles et où j’ai assumé ouvertement mes désirs. C’est là aussi où la sexualité a cessé d’être une frontière séparant d’un côté les hétéros et de l’autre les homos.
    Je parlera aujourd’hui du mouvement homosexuel proprement dit et des réflexions que m’a inspiré le film sur Harvey Milk qui raconte la révolte des homosexuels à San Francisco. Car il se trouve que les deux mouvements, à Paris et à San Francisco sont nés pratiquement au même moment…. »

  • Conférences sur la Résistance dans le Pays d’Auge

    A LISIEUX, le samedi 2 octobre 2010, à 15h Auditorium de la Médiathèque de Lisieux (Calvados), Place de la République.

    Conférence sur « la Résistance à Lisieux pendant la seconde guerre mondiale (1940-1944). »

    La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces à la médiathèque, assurée par la librairie La Plume au vent.

    Déposition du Pasteur Orange, mai 1945
    Déposition du Pasteur Orange, mai 1945

    A venir, une conférence sur la Résistance à Pont-L’Évêque (Calvaods).

  • DéDICACES RENCONTRES

    Les voix de la Normandie combattante, été 1944
    L'éveil de Lisieux – 18-08-2010
  • Violette Morris au Colloque PENSER la VIOLENCE des FEMMES

    Colloque international- 17-18 juin 2010- Organisé par Coline Cardi et Geneviève Pruvost – Université Paris Diderot – Paris 7- Dalle les Olympiades – Immeuble Montréal – 105 rue de Tolbiac – 75013 Paris.

    communication jeudi 17 juin à 15h de Marie-Jo Bonnet :

    Violence symbolique, violence fantasmée, l’exemple de la « scandaleuse » Violette Morris (1893-1944).

    La période de l’occupation est particulièrement riche pour penser la violence des femmes. Violence permise et violence défendue, où se situe la limite et quels sont les moments de renversement qui transforment une championne admirée en « femme à abattre » par la Résistance.
    Violette Morris a ceci de particulier qu’elle cumule toutes les situations de violence tenues pour inhabituelles chez les femmes.
    Elle pratique les sports violents comme la boxe et qui exigent de la force physique. Née à Paris en 1893, Violette Morris est une force de la nature qui s’illustre d’abord sur le Front comme estafette, puis dans les années 1920 dans l’athlétisme, la natation, le football féminin, le vélo, la course à moto et la course automobile. Elle remporte les titres olympiques du lancer du poids et du javelot et, fatiguée des compétitions réservées aux dames, se mesure aux hommes. Elle gagne le Bol d’or en 1927 devant les concurrents masculins, infligeant une blessure symbolique au « sexe fort ».
    Sa deuxième caractéristique est d’être rejettée en 1928 de la Fédération Féminine Sportive de France sous prétexte qu’elle porte le pantalon et aime les femmes. Elle veut être libre, membre d’une élite sportive à une époque où le destin social de la femme se limite à la maternité. Elle perd son procès en 1930 au mépris de toute justice.
    En 1929, pour motif sportif, elle se fait couper les seins, ce qui est conçu comme une mutilation de sa féminité. Elle devient un être unique, singulier, « hors norme ». Mais son statut social de femme lui dénie la liberté d’être elle-même et de vivre comme elle l’entend. Petit à petit cet être exceptionnel, petite fille du général Morris, le conquérant de l’Algérie, devient une exclue de la société. Elle n’y a plus sa place.
    Troisième acte violent : elle tue un homme sur sa péniche avec une arme à feu, le lendemain de Noël 1937 parce qu’il la menaçait de la jeter dans la Seine. Acquittée pour légitime défense, elle n’en devient pas moins une femme dangereuse… (suite…)

  • Le féminisme de 1970 à aujourd’hui: histoire et enjeux

    PLANNING FAMILIAL 69 – Rencontre le 6 mars 2010 au:
    Centre Culturel de Villeurbanne- 234 Cour Émile Zola – 69100 Villeurbanne- métro Flachet

    Table ronde à 14h30 : Le féminisme de 1970 à aujourd’hui: histoire et enjeux

    Il y a 40 ans cette année, l’apparition du MLF relançait une nouvelle vague du mouvement féministe. Quelles en ont été les grandes étapes ? Quels sont les enjeux aujourd’hui ? Quelle fut la place des lesbiennes dans ce mouvement ? Et les hommes, font-ils partie du mouvement féministe ? Le féminisme gagne-t-il de nouveaux terrains : le monde de l’art, l’université ?

    Avec :
    Introduction Barbie Tue Rick (slameuse)
    Michelle ZANCARINI-FOURNEL , historienne, spécialiste d’histoire sociale du temps présent, codirectrice de la revue Clio, Histoire Femmes et Sociétés.
    Cyrille DESJEUX , sociologue,
    Marie Jo BONNET historienne, écrivaine, conférencière, spécialiste de l’histoire culturelle.
    Françoise Barret, comédienne, membre de l’Association H/F
    Laurence TAIN, démographe-sociologue, responsable du master EGALES, université Lyon 2.

    J’interviens sur « la place des lesbiennes » et sur la question de la création artistique des femmes en relation avec le MLF (Mouvement de Libération des Femmes).

  • « Trente ans de luttes lesbiennes en France »

    Samedi 20 février 2010, 11h-13h
    l’association LA LUNE NOIRE de Strasbourg, et la
    librairie Kléber 1 rue des Francs Bourgeois 67000 Strasbourg tél: 03 88 22 20 49.
    m’invitent à une « conversation sur « Trente ans de luttes lesbiennes en France« .
    voici le lien:
    Merci de cliquer sur le lien:
    http://www.librairie-kleber.com/imagesmagasins/divers/5000357766.pdf

  • Approches historiques des sexualités

    je participe au séminaire de Sylvie Chaperon et Christelle Taraud:
    « Où en est l’histoire des homosexualités? »
    Université Paris-1 : 17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris (Esc. C, 3e étage droite)

    11 décembre 2009 :
    16h à 18h, Salle Picard 2:

    Marie Jo Bonnet : « Le temps des pionnières est-il révolu ?-
    La Libération (des femmes- de la France) comme dynamique de la pensée » ;
    et Patrick Cardon, « Initier et développer une praxis de genre : l’expérience TRANSculturelle de l’association GayKitschCamp »

  • « Lesbiennes, migration, exil et racismes »

    Le corps (du texte, de l’amante…) comme espace au-delà des frontières. Lectures de Marguerite Yourcenar et Nina Bouraoui

    J’ai choisi deux écrivaines qui semblent particulièrement éloignées dans le temps, l’espace, l’expérience de l’exil et la double culture parce que je souhaite montrer ici la différence entre les frontières qui définissent des territoires, des séparations, des divisions, des clivages identitaires et l’écriture, la peinture, la musique, la pratique créatrice qui agit à la manière d’Eros en reliant, articulant dépassant l’opposition étranger nation.
    Il est évident que je ne me situe pas dans une approche historique, ni dans une approche sociologique ou même politique de l’exil des lesbiennes, bien que ma présence ici soit un authentique acte politique de solidarité avec les exilées.
    Ce qui m’intéresse est de voir comme une situation existentielle d’exil peut servir de matière à un travail intérieur de dépassement des frontières intérieures. (suite…)