Auteur/autrice : Marie-Jo Bonnet

  • La Résistance dans le Pays d’Auge – FR3 « Pomme à gratter »

    http://basse-normandie.france3.fr/emissions/pomme-gratter/actu/pomme-gratter-s-interesse-la-resistance-normande-ce-samedi-26-avril.html-0

    Conférence à Villers sur Mer (14)

    MERCREDI 16 avril 2014 à 18h au Cinéma du Casino – Conférence de Marie-Josèphe Bonnet, organisée par l’Office de Tourisme et d’Animation de Villers sur mer.

    Malgré l’absence d’encadrement, malgré l’arrestation des communistes et des « otages juifs » dès 1941, en dépit d’une omniprésence  des troupes d’occupation et de la mise en place d’une « zone interdite », la résistance a commencé dès 1940 dans le Pays d’Auge avec le sauvetage des militaires alliés (Honfleur).
    Mais c’est surtout en 1943 à travers la lutte contre le STO, le renseignement militaire et la préparation du débarquement qu’elle s’organise autour du réseau Jean-Marie-Buckmaster, dirigé par le SOE britannique et dans la région de Dives du réseau franco-belge Zéro France.

    Amable Lepeu, chef du réseau Zéro France à Dives sur mer

     

    Inflitré par des agents doubles, le réseau Jean-Marie perdra une soixantaine de membres à l’automne 1943 tandis que Zéro France sera décapité au printemps 1944.
    On se demandera si le Pays d’Auge n’a pas été un des champs d’affrontement d’une stratégie alliée qui souhaitait marginaliser les FFI afin d’avoir les mains libres pour le débarquement. Parachutages d’armes destinées aux réseaux contrôlés par les Anglais, d’un côté, démantèlement de la résistance intérieure par un occupant implacable, de l’autre, et au milieu une population désarmée obligée d’attendre les libérateurs tout en subissant la terrible pression militaire. La résistance du Pays d’Auge n’a t-elle pas été sacrifiée ?

    (Avec projection de documents d’archive).

     

  • Le mariage est devenu de gauche, un paradoxe incroyable

    Entretien avec Natalie Levisalles dans LIBERATION des 8-9 février 2014.

    LIBERATION 08 FEVRIER 2014

  • Femmes artistes avant 1900

    Les autoportraits de femmes peintres à leur travail apparaissent en France au XVIIIè siècle, à partir des années 1770, lorsque les femmes artistes sont admises à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture (avec un quota de 4) et qu’elles prennent conscience qu’elles ont droit à un vrai statut professionnel.
    Voir mon article, « Femmes peintres à leur travail : un art du manifeste ? », Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, n°3, juil-aout 2002.

    Elisabeth Vigée Le Brun- Autoportrait à la palette, 1782 et Portrait de Mme de Polignac

    Voir aussi « Liberté, égalité, exclusion, Femmes peintres en révolution, 1770-1804« , 2012 aux éditions Vendémiaire.

    La Révolution mettra un terme à cette aspiration égalitaire en renvoyant les femmes artistes à leur famille.

     

     

  • La vie d’Adèle… sur France Inter: une éducation sentimentale réussie

    Voilà un film très important qui nous sort (enfin!) du « mariage gay »…

    Le fait que le réalisateur vienne d’ailleurs le met en position de comprendre l’ETRANGETE de l’homosexualité féminine pour les gens « normaux » ! et en même temps, il n’échappe pas à certains stéréotypes masculins sur la sexualité féminine… ce qui le rend d’autant plus passionnant. Comme historienne, je peux décrypter ces stéréotypes qui viennent de très loin et qui se condensent dans la question: « comment peuvent-elles jouir SANS HOMME? » Réponse: elles se frottent… elles sont des tribades…

    je vous conseille donc d’écouter la suite sur FRANCE INTER, émission de Stéphanie DUNCAN, vendredi 4 octobre à 17H.

    http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=733654

    A part ça, j’ai adoré le contraste entre les gros plans des visages (comme si elles n’avaient pas de recul sur ce qu’elles vivent) et l’arrière plan métaphorique: le tronc d’arbre, le soleil à travers les feuilles, les huitres….

    A déguster avec plaisir et reconnaissance!

  • Résistance à Pont-L’Evêque (14) pendant la Seconde guerre mondiale

    Conférence de Marie-Josèphe BONNET à la Médiathèque de Lisieux (14), Place de la République,

    Tél. +33 (0)2 31 484 100 – http://lisieux.c3rb.net

    le SAMEDI 19 OCTOBRE 2013 à 15 heures.

    La résistance à Pont-l’Evêque pendant la seconde guerre mondiale est probablement le chapitre le moins connu de l’histoire de la ville. Nous irons à la rencontre de ceux et celles qui ont dit « non » à la collaboration et à l’occupant et qui l’ont parfois payé de leur vie, comme l’avocat Henri Fequet. Qui sont-ils? Qu’ont-ils fait? comment pouvons-nous honorer leur mémoire?

    Marie-Josèphe Bonnet est docteur en histoire, spécialiste de l’histoire des   femmes, de l’art  et de la Résistance. Elle a grandi à Pont-L’Evêque où ses familles maternelles et paternelles résidaient pendant l’occupation.

    Jules Letac 1888-1981 Maire de Pont-L’Evêque 1944-1946

    La première séance du nouveau Conseil municipal a lieu de 7 juin 1945. Elle est ouverte par une allocution de Jules Letac, maire de Pont-L’Evêque  élu en décembre 1944 après la révocation de Jean Bureau pour collaboration, qui ouvre la séance par ces mots :

    « C’est avec un réel plaisir et une grande joie que je puis saluer ce soir le retour et la présence à notre réunion du Conseil municipal de deux des nôtres déportés en Allemagne : M. Pidoux et M. le Docteur Grandrie. Votre place, chers collègues, n’était vide depuis de longs mois qu’en apparence car votre souvenir était toujours parmi nous et combien de fois n’avons-nous pas prononcé vos noms et évoqué les souffrances que l’allemand vous faisait supporter injustement. Aussi avons-nous été heureux, lors des dernières élections de constater que tous avaient pensé comme nous en renouvelant votre mandat. Cependant, une ombre voile notre joie. En effet, notre troisième collègue Me Féquet n’est pas rentré, n’ayant pu supporter les mauvais traitements infligés dans le sinistre camp de Dachau, il est décédé là-bas, en pays ennemi. Nous perdons en la personne de Maître Féquet un bon ami et un membre éminent de notre assemblée communale, à l’esprit subtil, au grand cœur et dont les avis éclairés étaient toujours écoutés».

    Le conseil observe ensuite une minute de silence.

    ci dessous à gauche: Maitre Henri Féquet en 1938 et à droite le docteur Etienne Grandrie, deux résistants déportés. (archives M.J. Bonnet)

  • Conférence à Strasbourg: Andrée Jacob (1906-2002) et Eveline Garnier (1904-1989),

    Samedi 27 avril 2013, à 15h, Médiathèque Olympe de Gouges, STRASBOURG

    Pour compléter, voici un article de Ouest-France (2-2-2013) sur ma conférence au Mans, aux « Rencontres Femmes d’Histoire » sur le thème Guerre et Paix. Passionnante journée.

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Marie-Jo-Bonnet-raconte-les-resistantes-oubliees-_72181-avd-20130202-64493185_actuLocale.Htm

     

  • Femmes artistes au musée de Chambéry

    conférences fémina’rt

    samedi 6 avril 2013 à 15h30 au musée des Beaux-Ats

    REGARD SUR LES ARTISTES FEMMES À PARTIR DE LA COLLECTION PERMANENTE

    Conférence de Marie-Josèphe Bonnet

    Docteur en Histoire, spécialiste d’histoire culturelle, écrivaine et conférencière, Marie-Josèphe Bonnet s’intéresse à la création des femmes depuis les années 1970. Elle a publié une dizaine de livres sur l’histoire de l’amour entre femmes, l’art et la Résistance, ainsi de nombreux articles dans les revues Esprit, Les Temps Modernes, La Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, Autrement, L’Histoire et Clio.

    La conférence propose un nouveau regard sur l’histoire des femmes artistes
    à partir des œuvres conservées au musée de Chambéry. De l’académicienne Catherine Duchemin, première artiste femme admise à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1663, aux grandes abstraites de la seconde moitié du XXe siècle (Aurélie Nemours et Joan Mitchell), nous verrons que leur statut professionnel n’est jamais acquis et comment leur place dans l’art est bien plus déterminée par le statut social des femmes que par leurs qualités esthétiques. Les œuvres sont là, à nous de les regarder, les comprendre et les aimer.

     

  • RFI: Homosexuel(le)s année zéro

    Bonjour

    J’ai le plaisir de vous transmettre l’adresse de l’émission de  RFI, la Marche du Monde de Valérie Nivelon avec nos interview sur le FRONT HOMOSEXUEL D’ACTION REVOLUTIONNAIRE. (FHAR), fondé au printemps 1971.
    http://www.rfi.fr/emission/20130223-1-homosexuels-annee-zero

    http://www.rfi.fr/emission/20130223-2-homosexuels-annee-zero

    Les chants que vous entendez dans le document ont été enregistrés en 1973 par LE GROUPE MUSIQUE du MLF. Il est composé de Marie-Jo Bonnet (guitare), Claudette Davené, Marianne Ilisca, Annie Sinturel (flute et accordéon), Marie-Luce Thèye.

    Nous avons déposé l’enregistrement original à la Bibliothèque nationale de France en janvier 2013.

     

  • « ELLE » Point de vue de Marie-Jo Bonnet sur le mariage…

    Je suis passée à Europe 1 dimanche dernier au sujet de mariage dans l’émission de Marion Ruggieri  « Il n’y en a pas deux comme Elle »….
    voici la connection (je passe en deuxième).
    Voir aussi le numéro de ELLE spécial mariage du 18 janvier 2013 dans lequel il y a un « grand Entretien d’Isabelle Duriez avec M.J. Bonnet- 
    Dommage qu’Elisabeth Vigée Lebrun n’était pas mariée avec Marie-Antoinelle, car mon dernier livre, « LIBERTE EGALITE EXCLUSION, Femmes peintres en Révolution 1770-1804 », serait sur toutes les radios….
  • Histoire de l’amour entre femmes dite homosexualité

    France Inter, émission de Stéphanie Duncan vendredi 30 novembre:

    http://www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire-l-homosexualite-feminine

     

    Cette histoire de l’amour entre femmes tient compte du regard extérieur des hommes et de l’approche des lesbiennes.

    L’analyse à long terme dégage une évolution des moeurs, des mentalités et de la place des femmes dans la société. (Thèse d’histoire, Paris VII, 1979)