mar 202010
 

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon livre:

Les voix de la Normandie combattante – Été 1944. Marie-Josèphe Bonnet, Éditions Ouest-France, 2010. ISBN : 978-2-7373-5079-5.

Les voix de la Normandie combattante-Été 1944, Éd. Ouest-France

Les voix de la Normandie combattante-Été 1944, Éd. Ouest-France

Voici réunis pour la première fois une soixantaine de documents inédits rédigés par des FFI, des résistants ou de simples témoins, sur leur action durant la bataille de Normandie. C’est une histoire bien différente de l’histoire officielle que nous racontent ces paysans, ces notables, artisans, mères de famille, instituteurs, gendarmes ou curés de village, telle qu’ils l’ont vécue de l’autre côté de la ligne de front, au cœur de la puissance ennemie et sous les bombes anglo-américaines. Pourquoi la résistance s’est-elle trouvée si désarmée à la veille de la libération ? Pourquoi a t-elle été ignorée si longtemps par les Alliés, quel est son rôle exact dans les opérations et surtout, comment a –t-elle pris en main son destin, c’est ce que nous racontent ces récits passionnants, animés tout à la fois par la fierté de combattre pour sa liberté, la peur et le chagrin devant les morts et les destructions. À travers les questions qu’ils soulèvent, on se rend compte que la Normandie ne fut pas seulement le territoire où s’est jouée la victoire militaire sur le nazisme. Elle est aussi un terrain d’affrontement politique entre les alliés anglo-américains et la France combattante du général de Gaulle qui lutte pour retrouver sa souveraineté et sa grandeur.

Marie-Josèphe Bonnet est originaire du Pays d’Auge. Docteur en histoire, historienne d’art, écrivaine et conférencière, sa thèse, « Les relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle » , a été plusieurs fois rééditée. Elle a publié récemment aux éditions de La Martinière « Les femmes dans l’art », et chez Odile Jacob « Les femmes artistes dans les avant-gardes ». Elle travaille actuellement sur la période de l’Occupation, tout en poursuivant ses recherches sur l’art et le féminisme.

mar 122010
 

J’avoue être plutôt consternée par la façon dont ce livre a été pensé et mis en forme. Car l’idée, à priori, aurait pu être intéressante si le choix des textes et la méthode de classement ne procédait d’un objectif hégémonique qui perturbe complètement le message officiel. Rassembler les « premiers textes » du Mouvement de Libération des femmes, quelle bonne idée ! Mais pourquoi l’avoir gâchée de cette manière là ?
Une chronologie manipulée
D’abord, la notion de « textes premiers » implique une présentation chronologique dans la mesure où il s’agit de présenter les « premiers textes » du M. L. F. dans l’intention de prouver qu’il n’est pas né en 1968, comme l’affirme Antoinette Fouque, mais en 1970, comme le soutient le « collectif » qui signe l’ouvrage, à savoir Cathy Bernheim, Liliane Kandel, Françoise Picq et Nadja Ringart.
Or, ce qui pourrait être un argument recevable sur la datation de la naissance d’un mouvement par nature insaisissable, et ne souhaitant pas être saisi, comme veulent montrer le collectif en publiant une série de textes sur le fonctionnement interne du MLF, s’avère dès le départ une entourloupe. En effet, le premier texte paru sur la libération des femmes n’est pas « La réponse de quelques filles aux arguments présentés par l’oppresseur (le mercredi 4 juin 1970 – et non pas 1870), texte signé par « quelques militantes », mais bien celui de Monique Wittig, publié en mai 1970 dans « L’idiot International » n°6, sous le titre « Combat pour la libération de la femme». Continue reading »

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