jan 212016
 

André LETAC, Souvenirs de guerre 1914-1918me contacter pour les acheter

sur ce lien vous trouverez des extraits sur Verdun où il a été fait prisonnier le 1er Juin 1916.

http://www.ouest-france.fr/normandie/lisieux-14100/grande-guerre-son-carnet-de-guerre-retrouve-pres-de-lisieux-4045345

cité dans l’article du Monde de Nicolas Offenstadt:

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/11/12/noel-fraternel-dans-les-tranchees_4522327_3448834.html

mai 202015
 

« Si c’est une femme », article de Daoud Boughezala sur « Plus forte que la mort » Ed. Ouest-France

http://www.causeur.fr/genevieve-gaulle-germaine-tillion-bonnet-32962.html

L’exposition Lutetia 1945, le retour des déportés, comprend un panneau spécial dédié aux deux résistantes déportées à Ravensbrück.

Exposition Lutetia 1945- Panneau sur Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle

Exposition Lutetia 1945- Panneau sur Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle

mai 202015
 

jeudi 21 mai à 14h30

pour présenter mon livre « PLUS FORTE QUE LA MORT – Survivre grâce à l’amitié dans les camps » (Ed. Ouest France 2014).

En se basant sur les témoignages de survivantes, Marie-Jo Bonnet dresse le portrait de l’amitié féminine qui unit les femmes dans les camps nazis et leur permit de supporter la vie quotidienne et de survivre. Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Odette Abadi, Simone Veil, Margarete Buber-Neumann, Odette Fabius, Marie-Jo Chombart de Lauwe, toutes les déportés témoignent de l’importance de l’amitié comme vecteur de survie que ce soit à Ravensbrûck, Auchwitz-Birkenau ou dans les commandos de travail forçé.

Sur réservation
au 01 40 64 39 44/52 ou par mail auprès de cecile.cousseau@paris.fr

jan 302015
 

 

A la librairie Ombres blanches, de Toulouse, vendredi 27 mars 2015

Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Odette Abadi, Simone Veil, Margarete Buber-Neumann, Odette Fabius, Marie-Jo Chombart de Lauwn, toutes les déportées témoignent de l’importance de l’amitié comme vecteur de survie, que ce soit à Ravensbrück, Auschwitz-Birkenau ou dans les commandos de travail forcé.

« On ne pouvait pas vivre seules », disent-elles et nous découvrons dans ce livre comment elles ont pu s’appuyer sur une amie, une sœur, une mère, une religieuse, un groupe de résistantes patriotes, ou une inconnue dont un geste d’affection a pu les sauver du naufrage.

Plus forte que la mort – Ed. Ouest-France

Acte de résistance à la deshumanisation, l’amitié est aussi l’expression d’une expérience nouvelle de sororité/fraternité, qui tisse un lieu social « plus profond » que celui qu’elles connaissent à travers la solidarité familiale, politique, voire la sexualité. Par delà les clivages sociaux qui subsistent, de manière parfois choquante entre les déportées de nationalités différentes ou entre triangles rouges françaises et triangles noirs allemandes,  « politiques » et « asociales », par delà l’extrême misère générée par la violence nazie, l’amitié demeure cette force de vie humaine et sociale qui les sort de leur statut de victime.

www.leveildelisieux.fr leveildelisieux.fr

Marie-Josèphe Bonnet est docteur en histoire, historienne d’art, écrivaine et conférencière. Elle a soutenu la première thèse d’histoire des femmes sur « Les relations amoureuses entre les femmes du XVI au XXe siècle » à l’université de Paris VII, plusieurs fois rééditée. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles sur l’émancipation des femmes, l’art, la Résistance et l’Occupation.

Présidente de la Délégation de Paris des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD) de 2013 à 2015, elle est commissaire de l’exposition « Lutetia 1945, le retour des déportés ».

jan 072015
 

http://www.emma.de/artikel/homo-ehe-spiessig-oder-revolutionaer-318187

http://www.emma.de/

Torpediert die Ehe den Kampf von Frauen- und Homobewegung um neue Lebensmodelle? Oder ist sie ein Generalangriff auf das Patriarchat? Ein Pro und Contra. Für Marie-Jo Bonnet (Foto re), 65, Pariser Feministin ist die Homo-Ehe ein « falscher Fortschritt ». EMMA-Redakteurin Chantal Louis, 45, hält gegen.

In Frankreich gibt es sie seit Mai 2013: die „Ehe für alle“. Homosexuelle Frauen und Männer dürfen, genau wie Heterosexuelle, heiraten und Kinder adoptieren. Das Land war und ist gespalten in der Frage. Hunderttausende gingen gegen – und für – „la mariage pour tous“ auf die Straße. In Deutschland hat sich noch keine Regierung dazu durchringen können, die „richtige“ Ehe auch für gleichgeschlechtliche Paare zu öffnen. Aber es gibt die Möglichkeit der „Verpartnerung“, die rechtlich der Ehe (fast) gleichgestellt ist.

Marie-Jo Bonnet hat in den 70er Jahren im MLF (Mouvement de Libération des Femmes) dafür gekämpft, dass Frauen auch ohne Ehemann und Kinder gesellschaftlich als vollwertige Bürgerinnen anerkannt sind. Gemeinsam mit der „Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire“ marschierte sie als „guine rouge“ (rote Lesbe) unter dem Banner: „Nieder mit der Diktatur des Normalen!“   …

oct 022014
 

Adieu les rebelles, Ed. Flammarion

A propos de « rebelles » !

Cette année, c’est le thème des rendez-vous de l’histoire de Blois présidés par l’historienne Michelle Perrot, qui fut ma directrice de thèse en 1979 à l’université de Paris VII-Jussieu avec comme sujet:  « Les relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe ».

Mais, ce sujet n’a pas ouvert les portes des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, Je venue  à Blois signer mes livres… uniquement. Et d’ailleurs, il a été très peu question de rebelles contemporaines…

Présentation du livre:

Serait-il plus difficile d’établir l’égalité entre les sexes qu’entres les sexualités ? Le mariage pour tous est-il un progrès ou les habits neufs de l’ordre patriarcal, une normalisation qui sonne le glas de la contre culture et de l’émancipation féminine ? Adieu les rebelles !

Marie-Josèphe Bonnet tire la sonnette d’alarme : La revendication d’un « droit à l’enfant » par le recours à des techniques médicales susceptibles de révolutionner la filiation et un projet « d’émancipation du biologique » sont la suite logique du mariage pour tous. Le risque est grand de déboucher alors sur un nouvel esclavage des femmes et un renouveau de la guerre des sexes…

Une minorité est en train de faire le jeu du Néolibéralisme, ce fléau qui n’en finit pas de déstructurer les vies, les consciences, l’économie, le lien social et l’avenir de la planète, au nom du profit. Elle se travestit sous le sublime oripeau de l’égalité quand elle ne roule que pour le privilège de quelques-uns

déc 172013
 

Les autoportraits de femmes peintres à leur travail apparaissent en France au XVIIIè siècle, à partir des années 1770, lorsque les femmes artistes sont admises à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture (avec un quota de 4) et qu’elles prennent conscience qu’elles ont droit à un vrai statut professionnel.
Voir mon article, « Femmes peintres à leur travail : un art du manifeste ? », Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, n°3, juil-aout 2002.

Elisabeth Vigée Le Brun- Autoportrait à la palette, 1782 et Portrait de Mme de Polignac

Voir aussi « Liberté, égalité, exclusion, Femmes peintres en révolution, 1770-1804« , 2012 aux éditions Vendémiaire.

La Révolution mettra un terme à cette aspiration égalitaire en renvoyant les femmes artistes à leur famille.

 

 

nov 042013
 

Tortionnaires, truands et collabos, La Bande de la rue de la Pompe 1944

Si l’épopée de la Libération de Paris est aujourd’hui bien documentée, il n’en est pas de même de sa face sombre, c’est-à-dire du tribut qu’ont dû payer les résistants arrêtés par les gestapos durant les trois mois de la bataille de Normandie.

Celle de la rue de la Pompe est très peu connue alors qu’elle n’a rien a envier à celle de la rue Lauriston, ou de la rue des Saussaies.

En quatre mois, du 17 avril au 17 aout 1944, une équipe de 44 auxiliaires français dirigés par l’Allemand Friedrich Berger a arrêté plus de 300 résistants, torturé la majorité d’entre eux pour leur extorquer des renseignements, déporté 163 hommes et femmes, sans parler de ceux qui sont morts sous la torture ou fusillés. Au cours du procès de la Gestapo de la rue de la Pompe au tribunal militaire, on dénombrera 110 morts dont 60 fusillés à Paris, parmi lesquels se trouvent les 42 jeunes gens fusillés à la cascade du bois de Boulogne le 16 aout 1944.

Maurice Loebenberg (1916-1944) et Jean Desbordes (1906-1944) APPP

Les tortures, d’une violence inouïe, ont tué plusieurs résistants dans l’immeuble même du 180 rue de la Pompe réquisitionné par Berger. Je pense à Jean Desbordes (1906-1944), alias Duroc, du réseau polonais F2, homme de lettres, secrétaire et amant de Cocteau avec lequel il vécut cinq ans, arrêté le 5 juillet 1944 avec vingt cinq de ses camarades, dont Catherine Dior, la sœur du grand couturier, et qui est mort sous la torture le lendemain. Un autre résistant, membre de du Mouvement de Libération Nationale, du Plutus et de l’Organisation Juive de Combat est également mort sous la torture le 18 juillet 1944. Il s’agit de Maurice Loebenberg (1916-1944), alias Cachou, dont le corps sera retrouvé dans un buisson du bois de Verrières.

Deux jours plus tard, Wlodzimierz Kaczorowski(1892-1944), du réseau POWN-Monika, ex attaché du consulat général de Pologne, arrêté le 14 juillet, meurt à l’hôpital de la Pitié des suites de ses tortures. C’est d’ailleurs un Polonais, M. Kedzierski, chef de service à la Délégation du gouvernement polonais à Paris, qui déposa une plainte auprès du Procureur de la République le 9 septembre 1944, donnant lieu à une commission rogatoire du juge Jadin grâce à laquelle une enquête judiciaire est déclenchée dès le 16 septembre 1944 tandis que la justice militaire s’empare elle aussi du dossier.

Wlodzimierz Kaczorowski 1892-1944 (APPP)

Il faut également citer les noms du général Bruncher, alias Félix, du colonel Zarapoff, du réseau Voix du Nord, de Pierre Schweitzer, futur directeur du Fonds monétaire international, de France Pejot la future mère de Jean-Michel Jarre, Georges Bruhat, directeur adjoint de l’Ecole Normale Supérieur, Nicole Clarens et le docteur Blanchet, de Chelles, abattu dans le bureau de Berger le soir du 16 août. Le lendemain, la bande de la rue de la Pompe s’enfuit en Allemagne après avoir assassiné une quarantaine de jeunes résistants catholiques et communistes à la cascade du Bois de Boulogne et rue Leroux. Elle fera encore de nombreuses victimes sur son chemin, comme à Sainte Menehould, le 24 aout.

L’étude des différentes sources d’archives (Préfecture de Police de Paris, Archives militaires, Archives nationales, SHD Vincennes, Mémorial de la Shoah…) se révèle particulièrement intéressante car elle nous livre un aspect de la résistance parisienne peu connu, celle d’une pluralité de réseaux qui nous donne une image bien différente que celle qui avait été construite. A côté des FFI, des FTP et des réseaux gaullistes, des forces essentielles ont participé au combat de la Libération. Le NAP, Noyautage des administrations publiques qui prépare la prise de pouvoir insurrectionnel, réseau polonais F2, qui s’était reconstitué avec de nombreux français après son démantèlement en 1942, le réseau polonais POWN-Monica, l’Organisation Juive de Combat (OJC) rassemblant de nombreux Juifs venus de différents pays étrangers, le réseau Coty et le Comité d’Action contre la Déportation (CAD), dont l’action est peu connue, hormis le fait qu’il a été fondé par Yves Farges.

De nombreux étrangers ont ainsi participé à la résistance parisienne ainsi que des femmes, qui ont d’ailleurs subi les mêmes supplices que les hommes, en particulier celui de la baignoire dans une eau glacée jusqu’à l’étouffement. Sans parler des coups et des humiliations sexuelles.

Quatorze membres de la bande seront jugés au tribunal militaire de Paris en 1952, en l’absence de leur chef Friedrich Berger, arrêté en mai 1947 par les services anglais et mystérieusement évadé après avoir fait une déposition amplement consacrée aux rouages de l’organisation « Rote Kapelle ». Il travaillera pour les services secrets américains pour finalement mourir dans son lit.

J’ai rencontré plusieurs familles qui ont un oncle, une mère, un père, une fille, un ami arrêté par les auxiliaires français de la police allemande, conduits 180 rue de la Pompe, souvent torturés puis internés à Fresnes ou à Drancy et pour un grand nombre d’entre eux déportés en Allemagne.

Cette histoire nous concerne aujourd’hui où la violence grandit.

Article dans LE POINT

1 aout 2013-LE POINT

Ci-contre critique dans Le Patriote Résistant, septembre 2013.

nov 302012
 

France Inter, émission de Stéphanie Duncan vendredi 30 novembre:

http://www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire-l-homosexualite-feminine

 

Cette histoire de l’amour entre femmes tient compte du regard extérieur des hommes et de l’approche des lesbiennes.

L’analyse à long terme dégage une évolution des moeurs, des mentalités et de la place des femmes dans la société. (Thèse d’histoire, Paris VII, 1979)

 

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