Marie-Jo Bonnet

oct 052017
 

Conférence Beuzeville-Violette Morris

 Samedi 21 octobre 2017, 17h salle du conseil municipal, Mairie. avec Marie-Jo Bonnet et Alain Corblin
Nouvelles découvertes sur Violette Morris, la résistante Simone Sauteur et le Maquis Surcouf.
La publication de la biographie de Marie-Jo Bonnet sur Violette Morris Histoire d’une scandaleuse (Ed. Perrin, 2011), a sorti de l’ombre plusieurs documents qui remettent en question la thèse de la « gestapiste exécutée par le Maquis Surcouf ».
Alain Corblin, spécialiste du maquis Surcouf, préfacier et commentateur du « Journal de Puce » alias Simone Sauteur, secrétaire de Robert Leblanc » édité par la Société Historique de Lisieux, nous ferons le point sur cet épisode dramatique de l’histoire de Beuzeville.Les deux conférenciers dédicaceront leurs livres à l’issue de la rencontre.

sept 122017
 

MA MÈRE AU PANTHÉON

Exposition organisée par le Comité Métallos en partenariat avec la Maison des métallos et présentée à la Maison des Métallos, 94 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris

  • -  le vendredi 15 septembre de 14h à 22h
  • -  le samedi 16 septembre de 14h à 22h
  • -  le dimanche 17 septembre de 14h à 18 h Cette exposition rend compte de la transmission des femmes dans la création artistique. Elle présente une dizaine d’artistes contemporaines, peintres, sculptrices, plasticiennes, photographes, graveuses … qui ont souhaité rendre hommage aux femmes qui les ont inspirées, qu’elles soient mères biologiques ou spirituelles, déesses-mères, muses ou bien héroïnes sociales. Les œuvres présentées, souvent en regard des œuvres de référence, racontent toutes une histoire particulière dans le cheminement du processus créatif et l’affirmation de l’artiste en tant que femme. Artistes présentées : Hazel Karr et Lola Carr, Wanda Mihuleac, Marie-Danielle Koechlin, Elisabeth Douillet, Sylvie Pesnel et Francesca Woodmann, Florence Lucas, Mireille Roustit, Marie Busson, Lyl Lunik.

    Commissariat : Sylvie Cohen

    Conférence présentée par Marie-Jo Bonnet, historienne d’art et écrivaine, sur le matrimoine et la transmission des femmes dans la création artistique à la Médiathèque Marguerite Duras (20ème), le samedi 16 septembre à 15h

  • Visite commentée de l’exposition par Marie-Jo Bonnet, le dimanche 17 septembre à 16h.

août 262017
 
Marie-Thérèse Auffray-Autoportrait, 1958, col. privée

Marie-Thérèse Auffray-Autoportrait, 1958, col. privée

Exposition organisée par l’Association Marie-Thérèse Auffray.

C’est une grande chance qui nous est offerte ici de pouvoir redécouvrir l’œuvre de Marie-Thérèse Auffray. Elle fait partie de ces artistes singuliers qui ont secoué le sommeil du monde avec ce regard si particulier qu’elle jette sur les animaux, les fleurs et les gens.
On est donc ravi que le pouvoir agissant de sa peinture ait suscité le désir de fonder une association autour de son œuvre, d’organiser des expositions et de réaliser un catalogue, tout en étant étonné qu’elle soit restée dans l’ombre si longtemps.
Est-ce parce qu’elle a évolué hors des sentiers battus, développant un expressionnisme figuratif au moment où s’imposait en France l’abstraction ? Peut-être aussi a-t-elle pâti d’être une femme dans un milieu artistique largement dominé par les avant-gardes masculines. Et peut-être aussi s’est-elle volontairement mis à l’abri des diktats de tous ordre pour suivre son propre chemin de vie. Qui sait ? Nous sommes loin d’avoir percé tous ses mystères.

Une chose est frappante en tout cas dans cette aventure artistique si secrète, c’est la liberté avec laquelle elle est restée fidèle à elle-même. La mort de son père, à l’âge de huit ans, y est certainement pour quelque chose. Obligée de trouver appui en elle-même, elle a développé une indépendance d’esprit qui s’est exprimée dans sa vie comme dans son style, dans ses thèmes de prédilection et son regard sur le monde marqué par une conscience politique aigüe.
Est-ce la vision horrifiée des déportés de retour des camps qui a exacerbé chez elle cette sensibilité à la souffrance humaine. « Ceux qui n’ont pas senti leurs entrailles se déchirer en regardant passer les survivants des camps de concentration sont indignes de l’humanité », écrivait-elle en 1951.

Mais c’est peut-être aussi son homosexualité assumée dans un monde intolérant qui lui a donné ce regard implacable sur la comédie sociale qui rend ses portraits si décapants. Elle travaille la pâte comme elle travaille les consciences. Sans complaisance. Et sans illusion sur le milieu artistique des années cinquante si fermé aux femmes artistes. Avec le courage des résistantes et avec l’énergie d’une artiste authentique qui a misé sur la capacité de son œuvre a parler aux générations futures.

Marie-Jo Bonnet, préface au Catalogue de l’exposition en vente sur place (10 euros)

juin 242017
 

photo: Anne-Marie Faure-Fraisse

photo: Anne-Marie Faure-Fraisse

avatar (il manque les photos)
Benoît Zagdoun
France Télévisions

Mis à jour le 24/06/2017 | 07:24
publié le 24/06/2017 | 07:13
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C’était il y a quarante ans, presque jour pour jour. Le samedi 25 juin 1977, à Paris, une poignée de manifestants foulent le pavé de la place de la République à la place des Fêtes. Ils défilent contre la répression de l’homosexualité, participant ainsi à la toute première Marche des fiertés LGBT de France. L’appel à manifester avait été lancé par le Mouvement de libération des femmes (MLF) et le Groupe de libération homosexuelle (GLH). A l’occasion de la Gay Pride, samedi 24 juin à Paris, deux militantes féministes de la première heure, Marie-Jo Bonnet et Anne-Marie Faure-Fraisse, racontent cette manifestation historique à laquelle elles ont participé.
« J’ai le souvenir d’une manifestation très joyeuse »

« Il ne faisait pas très beau… On était à peu près 300. Ce n’était pas énorme », se souvient Marie-Jo Bonnet. « Mais il ne faut pas oublier qu’à cette époque-là, on n’existait pas. C’était le tout début du mouvement d’émancipation. On était encore les anormaux. Il faut bien comprendre à quel point c’était audacieux de faire ça », insiste l’historienne, qui ajoute toutefois : « Ça s’est très bien passé. » Continue reading »

fév 282017
 

Petite biographie féministe de Marie-Jo Bonnet (ou Marie-Josèphe)

Docteur en Histoire, historienne d’art, écrivaine et conférencière. Je suis membre de la Société des Gens de Lettres et Centre Régional des Lettres de Basse Normandie.

Je suis née en 1949 à Deauville (Calvados). Ma mère était pianiste, professeur de piano et mon père électricien puis conducteur de travaux. J’ai deux frères. Je suis l’ainée.
J’ai passé les quinze premières années de ma vie en Normandie, dans la Pays d’Auge, à Pont-l’Evêque puis Lisieux et Orbec (en pension pendant l’adolescence). Mes parents ont déménagé dans la banlieue communiste (Val de Marne) trois ans avant mai 1968. Les « événements », vécus au lycée Romain Rolland d’Ivry en grève, ont suscité l’espoir de trouver une nouvelle place dans la Cité en révolte.
Quelque chose d’essentiel me manquait, cependant, et c’est en découvrant le Mouvement de Libération des femmes en février 1971 que ma vie a trouvé sa véritable orientation. Tout en poursuivant mes études (classes préparatoires à l’école Normale supérieure de Fontenay, licence d’histoire à Paris 1 La Sorbonne, maitrise à Paris VII-Jussieu puis thèse avec Michèle Perrot) je me suis engagée dans une vie militante très épanouissante.
J’ai participé à la fondation du Front Homosexuel d’Action révolutionnaire (FHAR) puis des Gouines Rouges (1971) et les Féministes Révolutionnaires fondées par Monique Wittig et Christine Delphy. Étant guitariste, j’ai fait partie du groupe musique de 1971 à 1973 qui a enregistré les chants du MLF. J’ai aussi vécu « en communauté », rue Blomet avec Evelyne Rochedereux.

1973, je fais partie de l’équipe du Torchon brûle n° 5. Participe à la rédaction d’un article sur les Féministes révolutionnaires et sur les Groupes de conscience.

1974, Je participe au numéro spécial des Temps modernes « Les femmes s’entêtent » sous la signature de Marxiejo.
J’enregistre deux chansons du MLF avec Aline Montels, « Discocanar n°3 ».

1974 je découvre l’association « La Spirale », fondée par Charlotte Calmis autour de la création artistique des femmes. Je participe au « groupe Sorcières » pendant 6 ans à travers méditations et écriture et je bénéficie d’une véritable initiation à l’art par Charlotte Calmis.

En 1975, je participe au groupe d’historiennes réuni par Simone de Beauvoir, et suis membre fondatrice du Groupe d’Études Féministes de l’université de Paris VII (où j’ai passé ma maitrise d’histoire en 1974).
Je participe aux revue Les femmes s’entêtent, Parole, Neuf. Continue reading »